Procès Johnny Hally­day : les décla­ra­tions de Laeti­cia qui font voler en éclats sa défense


Lors de son audience, l’avo­cat de Laeti­cia s’est entêté à prou­ver que Johnny Hally­day était profon­dé­ment améri­cain afin de justi­fier la rédac­tion de son testa­ment sous la loi améri­caine. Mais c’était sans comp­ter sur la veuve du rocker, qui a peut-être tout fait capo­ter.

Ce vendredi 13 avril vers 15h, le tribu­nal de grande instance de Nanterre dévoi­lera sa déci­sion suite à l’au­dience du 30 mars dernier. David Hally­day et Laura Smet avaient assi­gné leur belle-mère Laeti­cia devant la justice au sujet de deux requêtes autour de la succes­sion de Johnny : un droit de regard sur son album post­hume et un gel de ses biens immobiliers.

 

Lors de ses plai­doi­ries, Me Carine Piccio, avocate de David Hally­day, avait ainsi justi­fié l’as­si­gna­tion de Laeti­cia en France en expliquant que le défunt chan­teur était « une part de la France », « un destin français » et qu’il avait d’ailleurs choisi de finir ses jours dans son pays. De quoi faire bondir Me Arda­van Amir-Aslani, avocat de la veuve du rocker, qui a tenté d’ex­pliquer pourquoi cette bataille judi­ciaire ne devait pas avoir lieu dans l’Hexa­gone.

 

Durant l’au­dience du 30 mars dernier, l’avo­cat de Laeti­cia a insisté :

Johnny était un résident améri­cain, très atta­ché aux Etats-Unis notam­ment en raison de ses deux filles Jade et Joy qui sont scola­ri­sées à Los Angeles. Devant la cour, il a aussi rappelé que Johnny Hally­day était « l’homme qui a intro­duit en France le rock’n’­roll améri­cain » et qu’il était « profon­dé­ment atta­ché » aux Etats-Unis. Et si le Taulier est décédé en France, c’est qu’il n’avait plus la force de prendre l’avion pour rentrer à Los Angeles. Autant d’ar­gu­ments qui expliquent donc pourquoi Johnny, qui a obtenu sa green card en 2014, a rédigé son testa­ment aux Etats-Unis.

 

« On n’est pas dans une situa­tion où il n’est pas résident améri­cain, a expliqué Me Arda­van Amir-Aslani. Il a choisi de soumettre son testa­ment à la loi de l’endroit où il habi­tait depuis 10 ans. » Seule­ment voilà, dans son inter­view accor­dée au Point, Laeti­cia Hally­day a fait voler en éclats toute sa défense en rappe­lant que son homme était un véri­table symbole pour la France.

 

« J’ai épousé la France, la tour Eiffel ! Et c’est pour cela, d’ailleurs, que j’ai toujours eu du mal à l’appe­ler par son prénom. Encore aujourd’hui. Je l’appe­lais ”mon homme”, “mon amour”, “mon bébé”, mon tout, quoi. Je ne pouvais pas l’appe­ler par son prénom », a confié Laeti­cia, qui a précisé que « chaque Français a un lien avec lui à travers une chan­son, un souve­nir ». « Son départ devait être partagé avec cette France qui pleu­rait. Ce sont quatre géné­ra­tions qui étaient réunies ! », a-t-elle ajouté en évoquant l’hom­mage popu­laire qui lui a été rendu, ainsi que l’émou­vante céré­mo­nie à l’église de la Made­leine, orga­ni­sée le 9 décembre dernier. Johnny était-il alors Français ou Améri­cain ? C’est la justice qui devra tran­cher.