Une maman se révolte après qu’un troll ait utilisé l’image de sa fille handicapée pour promouvoir l’avortement !


Malheureusement, la discrimination reste monnaie courante chez de nombreuses personnes handicapées. Ces gens sont régulièrement victimes de préjugés, d’insultes et de moqueries, en ligne comme dans la vie réelle ! Et ce n’est sûrement pas Natalie Weaver qui vous dira le contraire…

Mère d’une fillette handicapée, cette avocate a d’ailleurs décidé de se battre pour lutter contre ce phénomène horrible !

Sa fille Sophia souffre de la maladie de Rett…

Ce trouble neurologique rare survient surtout chez les filles et affecte leur capacité à parler, à marcher, à manger et à respirer. Si Sophia est une jeune fille souriante et aimable, elle souffre malheureusement aussi d’un diabète de type 1, d’un déficit immunitaire et d’un syndrome non diagnostiqué qui provoque une défiguration faciale !

Dans la famille, Nathalie est habituée des messages haineux au sujet de sa fille. Mais elle a évidemment été choquée lorsqu’on lui a découvert un tweet particulièrement méprisable, qui utilisait l’image de sa fille pour promouvoir l’avortement !

« Il est acceptable de penser que chaque enfant compte, mais beaucoup d’entre eux ne sont pas soumis au test d’amnio qui devrait être un test obligatoire. Et si cela s’avère négatif et que la femme ne veut pas avorter, alors toutes les factures accumulées reviennent à sa charge et à celle du père ».

Voilà ce que disait le message envoyé par un certain @OBSIDIANSMOAK !

La mère de trois enfants a évidemment bloqué le compte. Mais elle a par la suite appris que la photo de sa fille était devenue virale en plus du fait que le tweet a été épinglé sur le profil du compte. C’est alors qu’elle a décidé que c’en était trop et qu’elle et ses collègues allaient porter plainte auprès du réseau social.

Deux jours plus tard, Twitter a répondu de manière choquante, affirmant que le tweet ne violait pas le règlement. Mais Nathalie ne lâche rien, et après une autre plainte, Twitter a finalement reconnu son erreur, s’en est excusé et a fermé le compte du troll en question.

Mais la bataille de Natalie contre Twitter n’était pas encore terminée. Julie Ross, une autre avocate pour les handicapées a contacté la mère de Sophia pour dire que Twitter n’incluait pas la haine contre les personnes handicapées dans le formulaire que les utilisateurs doivent remplir pour créer un compte. La jeune mère a dès lors décidé de se lutter pour que la plateforme inclue les handicaps dans leurs rapports de violation !

S’adressant à VT, Natalie a parlé du stress d’avoir à combattre les trolls en même temps que de s’occuper d’un enfant malade : « Ça a été très difficile », a-t-elle dit. « Il y a eu des jours où je pleurais… J’ai partagé mon histoire avec un journaliste parce que je voulais faire pression sur Twitter pour avoir la personne qui faisait la promotion de l’eugénisme et qui a utilisé l’image de ma fille… Je n’avais jamais imaginé que ça allait devenir viral, ça a été difficile parce que cet homme utilisait ma fille d’une manière ignoble et haineuse, ce qui a amené certains reporters à changer le récit pour l’adapter à leur plateforme. En vérité, ils mentent, ce qui m’a poussé à me battre plus. Une histoire de haine et d’attaques contre mon enfant a maintenant conduit à plus de haine et d’attaques sur mon enfant. »

Cependant, Twitter n’est pas la seule bataille de Natalie. Elle est l’une des trois cofondatrices d’« Advocates for Medically Fragile Children » et elle travaille avec les législateurs, les sénateurs et le ministère de la Santé et des Services sociaux pour s’assurer qu’ils sont pleinement informés des difficultés et des problèmes d’un enfant en situation de handicap.

Elle fut notamment choquée d’apprendre que l’Amérique avait élu un homme qui s’est moqué ouvertement d’une personne handicapée. Natalie affirme que les trolls ont changé de comportement depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. « Ils semblent être un peu plus audacieux dans leurs attaques envers les personnes handicapées », explique Natalie Weaver. « Ils ont vu le président se moquer de quelqu’un qui a un handicap, alors ils disent “je peux le faire”, en attaquant publiquement mon enfant. Je sais que les attaques ont toujours existé avant, mais j’ai l’impression que cela a encouragé ces individus à faire plus ».

 

N’importe qui peut avoir un handicap à n’importe quel moment. Ce pour quoi Natalie se bat tous les jours pour sa fille, pour tout le monde, et même pour ses détracteurs…

« Ils m’attaquent et j’essaie de ne pas répondre, mais parfois il y a juste des jours où tu ne peux plus le supporter… Si quelque chose vous arrive demain, même si vous venez de me dire de tuer mon enfant, je me battrais aussi pour vous… Les soins de santé devraient être un droit humain », explique la jeune maman.